Gabriel Nadeau-Dubois: un militant depuis l’enfance

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Mai 152012
 

Un très beau texte publié le 21 avril 2012 à 15h24| Mis à jour le 21 avril 2012 à 15h24

Xavier Dolan le trouve sexy. Quand il sort au Café Campus, des filles crient son nom. Il est invité à Musique Plus, à l’émission Des kiwis et des hommes en plus d’être un abonné des bulletins d’information.

 À titre de co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois se retrouve souvent pris entre l’arbre et l’écorce.

La CLASSE n’a pas de hiérarchie, rejette le star-système et ne veut pas personnifier le débat. Les membres ont reproché à Gabriel de manquer de transparence. Depuis, il refuse toute entrevue à caractère personnel.

Mais sur la place publique, c’est lui qui essuie les attaques, souvent personnelles. On voit des caricatures de lui en Ben Laden et en révolutionnaire russe. Victime de harcèlement, il a aussi déposé une plainte à la police.

«C’est difficile, reconnaît-il du bout des lèvres. Mais en même temps, c’est la preuve qu’on dérange.»

Il n’a que 21 ans, rappelle son père, Gilles Dubois. «Je suis inquiet de l’impact que cela peut avoir sur le plan affectif.»

Son ancienne attachée de presse et amie proche, Anne-Marie Provost, raconte qu’elle a parfois du mal à reconnaître son ami.

«On ne voit pas ce côté publiquement, mais c’est un bon vivant, une personne qui aime rire. Dans des soupers entre amis, on peut passer la soirée et une partie de la nuit à parler et rire.»

Attaqué dans des débats souvent virulents, Gabriel garde son calme et réussit à présenter ses idées. «Plus la personne devant lui l’affronte et essaie de le planter, meilleur il est», affirme son amie.

Il a commencé à militer au sein de l’association étudiante du cégep de Bois-de-Boulogne. Il faisait de la mobilisation sur le terrain, en distribuant des tracts dans les cafétérias, en argumentant avec les élèves.

Il s’est ensuite occupé des communications à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante avant de devenir porte-parole.

Gabriel baigne dans le militantisme depuis son enfance. Ses parents se sont rencontrés dans le mouvement étudiant catholique. Son père a été un militant syndical, avant de se tourner vers les causes environnementales.

Plus jeune, Gabriel l’accompagnait dans des manifestations et des assemblées syndicales. Une époque où l’on parlait de libre-échange et de mondialisation.

«Il devait faire ses devoirs pendant l’assemblée, mais il écoutait à la place. Il s’est intéressé rapidement à ces questions», se souvient Gilles Dubois.

Jeune, il était déjà curieux. Il lisait La Presse et souhaitait devenir journaliste international, se souvient son père. «Ce n’était pas un enfant rebelle, mais il fallait lui expliquer les choses.»

Au Collège Regina Assumpta, école privée réputée de Montréal, il obtenait de bons résultats, mais remettait tout en question.

Quand la direction a voulu nommer des représentants de classe, Gabriel s’est opposé en affirmant que c’était aux élèves de les élire. L’année suivante, c’était chose faite.

Dans une lettre de recommandation écrite en 2008, son enseignante de mathématiques, Lucie Hamel, a dit de lui qu’il avait une intelligence vive. Il était à l’écoute de son groupe. Le choc des idées, même avec les adultes, ne lui faisait pas peur. Il aimait argumenter, c’était un leader né que les élèves suivaient.

Gabriel écarte pourtant toute carrière en politique active. Il croit au pouvoir des mouvements sociaux. Il étudie en histoire à l’Université du Québec à Montréal et souhaite devenir professeur.

La soif de lire dans les années 60

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Mai 092012
 

Nous étions tellement riches chez nous dans les années 1960 que l’annuaire du téléphone était une des rares publications à lire, ainsi à 10 ans je connaissais tout des appels internationaux, des fuseaux horaires du Canada, les pages jaunes étaient des plus intéressantes. Vive la bibliothèque scolaire, bien que dépourvue elle était la seule source de lecture à Pointe-du-Lac, grâce à laquelle j’ai pu lire mes premiers livres d’astronomie! Lorsque le train de la Confédération est passé en 1967, on nous y avait donné de la documentation sur les premiers ministres du Canada, quel bonheur j’ai vite été capable de tous les nommer avec les dates et tout, j’écrivais aux embrassades pour avoir des brochures touristiques, c’était simple, on adressait cela simplement à « Embassade de XXX , Ottawa », aussi au ministère de la Faune à Ottawa, ce coup là pour les fascicules d’animaux. À Expo 67, on nous avait donné des brochures dans plusieurs pavillons, j’ai tout lu ce qui concernait l’URSS, l’exploration spatiale soviétique, les fermes collectives, etc.! Nous n’étions pas allés voir le pavillon des É.-U., car la file était trop longue, donc ce sont les Russes et les Israéliens qui avaient été visités. Je lisais la BD Martin Le Malin, car Tintin était hors de prix, les encyclopédies d’épicerie, dont on avait seulement le premier volume qui ne coutait habituellement que 49¢ ou parfois 99¢, grâce à eux je connaissais tout sur les sujets commençants par a et b ou dans la série traitant de l’histoire,  c’est la préhistoire, Sumer et l’Égypte qui était au menu.

C’est pour des raisons comme celles-là que je suis pour la gratuité scolaire, comme le dit si bien la pub libérale du 7 juin 1960! Les jeunes qui ont du talent doivent pouvoir étudier sans contrainte!   Allocation de soutien couvrant logement, pension et vêtement selon les besoins de l’étudiant!

Bravo aux promesses libérales de 1960!
Qui en passant n’ont pas été tenues, rien ne change dans ce domaine!
À l’époque le Parti libéral s’insurgeait de la corruption au sein de l’Union Nationale! Que de chemin parcouru depuis 1960!