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La Pierre et le Petit Canada

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Une façon différent...
Par Mario Groleau


 

 

La pauvreté et la misère de ces gens étaient la honte de Trois-Rivières.

 

Le Curé de Sainte-Marguerite, le Curé Chamberland avait une réputation qui ne prêtait pas à la critique, il était le champion de la coopérative d'habitation, il avait fait construire des centaines de maisons neuves, dans lesquels s'installèrent des familles ouvrières des usines de papier, de textile et de métal, la classe moyenne de l'époque.

 

Voici une version raconté par un témoin (GD):

 

Des familles défavorisées vivaient en marge de la paroisse Ste-Marguerite dans ce qui s'appelait le Petit Canada, vers la fin des années 40 le Curé Chamberland entrepris donc de faire le ménage, ainsi il activa le déménagement des cabanes des miséreux dans une paroisse éloignée, de l'autre côté du cimetière Saint-Michel, appelée Notre-Dame-de-la-Paix et surnommée La Pierre, malheureusement ce déménagement ne fut pas heureux et les conditions de vie furent loin de s'améliorer. Mais ces sales, comme on disait à l'époque, avaient quitté la nouvelle paroisse cossue de Sainte-Marguerite, issue de la coopérative, et c'était maintenant le problème des autres. Certains résistèrent,  mais restèrent toujours en marge de la paroisse Sainte-Marguerite. La plupart vivaient dans des cabanes mal chauffées, sans services municipaux d'hygiène et dans beaucoup de cas sans plancher. Ce n'est qu'une trentaine d'années après que la ville de Trois-Rivières pris la chose en main et construit des HLM pour loger ces pauvres gens. 

 

Un de nos lecteurs nous indique (JB):

 

Je suis resté un peu surpris de lire en vos pages, au sujet du P’tit Canada et du quartier dit de «La Pierre » que le chanoine Chamberland aurait eu une participation incitative au déménagement des habitants du P’tit Canada vers la Pierre. (J’ai en tête beaucoup d’images de ces quartiers mais nous n’en avons pas sur papier, ce qui traduit sans doute une certaine cécité volontaire sur le sujet…) Je me demandais où vous aviez pris cette information surprenante. Non que je soit un défenseur du curé, mais par souci de savoir.

 

La version que j’avais jusqu’à ce jour est celle de Trois-Rivières Illustrée, selon laquelle l’arrivée massive de travailleurs (Wabasso, CIP, Canada Iron, et Wayagamack) conjuguée à la reconstruction d’après 1908 avaient donné lieu à une rareté et une augmentation de la valeur des logements (60% d’augmentation). La spéculation foncière aidant, les années 1910-1920 avaient vu pousser le phénomène des squatters en marge de la ville, soit la frange du coteau sur le chemin Ste-Marguerite. La crise de 1929 expliquerait que 60 familles s’établirent dans les années 1930 dans le secteur Notre-Dame de la Paix ­ aussi en marge de la ville. à cette époque

 

Mais parallèlement à la frange Ste-Marguerite, un groupe d’une quarantaine de familles vivaient dans le secteur dit « Ste-Marie » soit au nord du champ de tir de l’armée (actuelles rues Papineau, De la Terrière, avant Père-Marquette) . Ces familles furent évincées par l’armée au moment où la Défense occupait les terrains de l’Exposition pendant les années 1940. Ils se seraient retrouvés justement de l’autre côté du cimetière St-Michel ce qui correspond au secteur de la Pierre, puisque en bas de la côte des Récollets (Gosier, PFK, Jean-Coutu) se trouvait le dépotoir.

 

Messieurs Gamelin, Hardy, Roy, Toupin et Séguin ne font aucune mention d’une migration de ces gens de Ste-Marguerite vers la Pierre. Mais quand on considère l’augmentation du nombre de paroissiens de Ste-Marguerite entre 1930 et 1950 (de 1365 à 5636) c’est la plus haute augmentation de la ville. Alors c’est bien clair que la coopérative ne visait pas qu’à améliorer la vie des personnes déjà présentes.

 

Merci beaucoup JB pour ces précisions.

 

 

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Voici un des deux bâtiments qui reste de cette époque:

 


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L'autre est le Centre de loisirs Multi-plus bâti en 1957.

 


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C'est une bien triste partie de notre histoire Trifluvienne moderne.

 


 

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